Au J2 le réveil est fourmillant. C'est à peine si je sens mes jambes et mes mains. C'est une sensation assez désagréable mais qui est devenue, au fil des heures, comme naturelle, aussi naturelle que des acouphènes ; et ce bourdonnement lancinant ne me quitte pas. Il suffit juste d'accepter les sensations pour au final ne plus trop y penser.
Avoir la nausée dès le matin, sensation très désagréable qui a disparu dès la prise de deux médicaments très efficace, le Zophren et l'Emend.
Le Zophren, spécialement conçu pour prévenir les vomissements post injection chimiothérapique a un beau petit lot d'effets secondaires.
Pour l'instant je n'ai pas ressenti d'effets secondaires, quelques palpitations désagréables, comme si le cœur se mettait à brusquement vouloir trop battre et se barrer vers le foie.
L'Emend n'a pas d'effet secondaire.
Ces médicaments modifient la sensation de faim, en fait on se sent un peu barbouillé tout le temps, savoir si on a faim ou pas envie de manger n'est pas clair. Cela ne m'a pas empêché de bien manger ce matin et ce midi. Par contre hier soir je n'ai rien pu avaler.
Et la fatigue dans tout ça. Tout le monde souhaite que je me repose et le monde a raison. Pas ma tête, ma tête ne souhaite pas se reposer. Alors j'ai fait un pacte avec elle. Je la nourris allongé ou assis. Le plus possible, jusqu'au moment où je pourrais refaire un peu d'activité physique, là elle sera bien obligé d'admettre qu'après 20 minutes de rameur, faut dormir.
Du coup je lis des bédés. Comme la dernière de Larcenet, encore un génie ours bipolaire, qui avec sa "thérapie de groupe" tome 1, où l'auteur cherche désespérément l'étoile qui danse au fond de son chaos. Je ne peux que la recommander.
Il partage la même philosophie que moi quand je vais à l'hôpital. 😉
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