lundi 28 juin 2021

Cure 1, J3, J4

BD : Voutch fait son strip

Quand la journée commence par des nausées il faut avoir de quoi les interrompre rapidement.

    J3, on a le droit aux deux médicaments, Emend et Zophrend et les anti-nauséeux classiques.

    J4, on a plus que les antiémétiques. 

Cette sensation d'envie de vomir est une des raisons pour laquelle les patients veulent arrêter le traitement chimiothérapique. En gros, les médicaments chimiothérapiques attaquent les cellules saines du corps ce qui le conduit à réagir en obligeant notre cervelle à simuler un mal de mer permanent. C'est une histoire d'hormone, la sérotonine, libérée dans l'intestin de manière massive suite au passage des médicaments. C'est elle qui déclenche ces nausées, l'intestin le signale ensuite au centre de vomissement.

J'ai beaucoup de chance parce que je réagis très bien à la médication, j'ai des nausées aux réveils, qui disparaissent une dizaine de minutes après. 

Pour l'instant, il ne faut pas se réjouir trop vite,  parce qu'il y a des nausées qui commencent plusieurs jours après la cure, et qu'elles sont aussi puissantes que celles de début de cure.

Mais j'ai encore tout un tas d'outils à ma disposition pour pallier à ces désagréments.

1. Le repos


2. L’acupression

3. La bouffe

4. L'eau

5. Le cannabis

A J4, je reste très fatigué, j'ai les jambes en coton toute la journée, je me fatigue très vite. Mon corps est une épave qu'il faut retaper. L'esprit est zen et parfaitement présent. Le moral aussi, j'ai tout plein de personnes autour de moi qui s'affairent. 

Je suis toujours terriblement gêné de me faire servir, gêné qu'on s'occupe de moi alors que je n'en rame pas une de la journée. ( 3,30 minutes de rame aujourd'hui ! ). Je culpabilise un peu.

Je fais des prises de sang tous les 3/4 jours. J'ai reçu mes résultats...

C'était prévu, mon immunité baisse. Si je passe sous la barre des 1G/l, je dois m'injecter un produit pour stimuler celle-ci.